partenariarts.org |
Menu
Contexte

Les membres de Partenari’arts & Culture Bénin restent convaincus que les arts, les expressions culturelles et créatives peuvent contribuer de façon significative au développement durable sur les plans humain, social et économique.

Ils sont aussi convaincus que les TICs sont promues au rang d’instrument privilégié du dialogue interculturel et des échanges entre les cultures du monde, chacune puisant ainsi à ses racines et s’oxygénant, se régénérant au contact des autres. Cet échange permet de conserver intacte sa capacité d’existence, mais aussi d’empêcher sa ghettoïsation, laquelle débouche sur les dérives identitaires et les conflits. La lecture d’un monde sous l’emprise d’un choc des cultures et des civilisations ne résisterait pas de manière pertinente au développement des TIC.

ANALYSE SWOT (FFOM) DU SECTEUR DE LA CULTURE

 

FORCES

Le Bénin dispose d’un soutien institutionnel et financier pour le secteur des arts et de la culture : une charte culturelle, une politique culturelle nationale adoptée, le statut de l’artiste, le fonds d’aide à la culture et la signature de plusieurs conventions internationales sur la culture dont la convention 2005 de l’Unesco pour la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. Il est organisé au Bénin plusieurs événements et projets culturels qui concourent à l’animation culturelle au Bénin.

Les responsables de Partenari’arts et Culture sont des artistes reconnus, des journalistes et acteurs culturels avertis et passionnés de la culture. Leurs expériences au plan national et international et leur connaissance des thématiques relatives à la dimension culturelle du développement justifient l’opportunité et la valeur ajoutée de leur initiative.

L’association existe selon les règlements et régulations du Bénin et opère de façon saine avec une bonne méthode de communication. 

FAIBLESSES

Malgré le soutien financier de l’Etat béninois et des partenaires internationaux, les acteurs et projets culturels ne sont pas arrivés à acquérir une certaine autonomie. Beaucoup d’organisations opèrent sans aucun statut légal. La gestion administrative et financière des entreprises culturelles manquent de traçabilité et de méthodologie de norme internationale. L’outil de gestion du fonds d’aide à la culture se révèle inefficace et ceci se reflète à travers l’absence d’impact des nombreuses activités culturelles sur le terrain. On note un manque des lieux de production et de diffusion et  les quelques-uns qui existent sont mal entretenus ou mal équipés ou même mal ou sous-exploités.

On note aussi un manque de synergie et d’actions collaboratives entre acteurs culturels au Bénin, un individualisme grandissant qui accroît aussi le conflit des intérêts et la guerre de positionnement entre acteurs culturels. Les technologies de l’information et de la communication sont mal utilisées dans le domaine des arts et de la culture.

OPPORTUNITÉS

Partenari’arts et Culture Bénin  travaillera dans un environnement  où les projets de renforcement des capacités, amélioration des pratiques culturelles des citoyens, l’amélioration du dialogue et le développement des publics demeurent des besoins indiscutables.

Reconnaissant l’opportunité de la politique de la décentralisation adoptée au Bénin, la décentralisation de la gestion culturelle devient une stratégie fiable. L’accompagnement des politiques locales et le renforcement des partenariats entre gouvernements locaux et acteurs culturels restent un champ inexploité. La notion des villes créatives occupe rarement.

Il manque aussi des projets de recherche,de collecte et d’analyse de données statistiques dans le secteur de la culture et des arts. Aujourd’hui, il est difficile de dire l’apport de la culture au développement socio-économique du Bénin.

La position géographique, proximité avec le grand Nigeria (première puissance économique du continent et un pays extrêmement dynamique en termes de culture), le Burkina-Faso (le pays des grands rendez-vous africains culturels), le  Ghana (parmi les 20 pays a croissance économique rapide du monde) représente un circuit de distribution et d’échanges artistiques et culturels pour les acteurs culturels béninois.

L’accès aux TIC est désormais une opportunité mais aussi une condition sine qua non de la participation de tous dans une société globalisée dont le développement est justement fondé sur les échanges d’informations et la communication.

MENACES

La légèreté et le favoritisme dans la gestion administrative et financière des subventions octroyées la culture et le conflit d’intérêt et de guerre leadership freinent la créativité et la production artistique.

La gangrène de corruption et de mauvaise gouvernance au Bénin discréditent les entreprises culturelles auprès des partenaires internationaux.

La méconnaissance et la banalisation de la dimension culturelle du développement par les gouvernants salissent la reconnaissance et la valeur des métiers des arts et de la culture.

Les pressions sociales, politiques et économiques freinent la dynamique créative parce que l’artiste ne sent pas très libre dans ses expressions  artistiques et créatives.